N'imprimez qu'en cas de nécessité et ayez le réflexe du recto-verso, quelque part un arbre vous en sera reconnaissant.

Pages

RECHERCHER DANS CE BLOG

Chargement...
>

samedi 17 mars 2012

Les anxiolytiques et somnifères augmenteraient le risque d'Alzheimer


La consommation chronique de médicaments sédatifs, anxiolytiques (tranquillisants) et hypnotiques (somnifères), favoriserait le développement de la maladie d'Alzheimer, selon les premiers résultats d'une étude française dont Sciences et Avenir (édition en vente jeudi 29 septembre) révèle les résultats

Chaque année 16 000 à 31 000 cas d'Alzheimer en France seraient attribuables à ces médicaments de la classe des benzodiazépines ou apparentés et leurs génériques : Valium (diazépam), Témesta (ou Ativan, lorazépam), Xanax (alprazolam), Lexomil (bromazépam), Stilnox (ou Ambien, zolpidem), Mogadon (nitrazépam), Tranxène (clorazépate dipotassique) et autres.

Polypes coliques : la progastrine marqueur du risque de cancer

lequotidiendumedecin.fr 15/03/2012
Imprimer
Une équipe de l’INSERM de Toulouse montre que la détection de progastrine à l’analyse des polypes coliques hypertrophiques réséqués constitue un bon indicateur du risque ultérieur d’apparition d’un cancer colique.
Les polypes hyperplasiques sont les lésions colorectales les plus fréquentes : près d’un quart de la population européenne en développe.
 Ces polypes ont longtemps été considérés comme bénins mais certains pourraient être des précurseurs de cancers colorectaux.
Jusqu’à présent, rien ne permettait d’identifier le sous-groupe de polypes qui pouvait avoir un potentiel malin.
Il était important de trouver un marqueur prédictif du risque de cancer colorectal chez les patients présentant des polypes hyperplasiques.
C’est dans ce contexte que se situe le travail de l’équipe de deux chercheuses de l’INSERM, Catherine Seva et Audrey Ferrand (UMR INSERM/Université Toulouse III-Paul Sabatier).


Les chercheurs ont, sur une période de dix ans, analysé, sur des polypes hyperplasiques de 74 patients, la présence d’une protéine, la progastrine, déjà connue pour être impliquée dans la cancérogenèse colique.
L’objectif était de déterminer si l’expression de la progastrine pouvait prédire l’apparition de lésions cancéreuses dans les années suivant la résection chirurgicale des polypes.
Résultat : il existe une association significative entre des taux élevés de progastrine et la survenue ultérieure de lésions précancéreuses.
 « Alors que ces polypes étaient considérés comme bénins et sans risque, 100 % des patients qui présentaient des taux élevés de progastrine ont développé dans les deux à dix ans des adénomes, reconnus comme des lésions précoces du cancer colorectal. À l’inverse, chez les patients n’exprimant pas ou très peu cette molécule, aucune lésion ne s’est développée dans les deux ans qui ont suivi le retrait des polypes. »
Les chercheurs ont établi un test prédictif basé sur l’âge du patient et le marquage par immunohistochimie de la progastrine. Ce test permet de prédire la survenue de tumeurs chez les patients ayant développé un polype hyperplasique.
« Alors qu’aucun suivi n’est recommandé à l’heure actuelle chez ces patients, mesurer l’expression de la progastrine dans les polypes hyperplasiques sert à connaître la population de patients présentant un risque élevé de développer une lésion précancéreuse », conclut Audrey Ferrand.

 Dr EMMANUEL DE VIEL
Catherine Do, Claudine Bertrand, Julien Palasse, Marie-Bernadette Delisle et coll. « Cancer Prevention Research », publication en ligne. http://dx.doi/org/10.1158/1940-6207.

Danger des hypnotiques

Hypnotiques : des décès et des cancers par milliers?
Les consommateurs de médicaments hypnotiques sont plus à risque de cancers et de décès que les non consommateurs selon une étude américaine publiée dans la revue anglaise British Medical Journal Open.
Les hypnotiques sont des médicaments très prescrits. Il est estimé que 6 à 10% des adultes ont reçu une prescription d’hypnotiques aux Etats-Unis en 2010, des chiffres qui peuvent même être plus importants dans certains pays européens. Existe-t-il des risques importants liés à la consommation des hypnotiques, considérés plutôt comme des médicaments facilement prescriptibles ?
18 études ont pourtant déjà retrouvé un lien entre consommation d’hypnotiques et augmentation du risque de décès et 3 études, un lien avec un risque de cancers accru. Ces études manquaient pourtant de données majeures, comme le nom des médicaments hypnotiques considérés.
Le Dr Daniel Kripke du Scripps Clinic Family Sleep Center (La Jolla) a donc mené une étude cas-contrôle destinée à réévaluer ce risque en comparant le risque de survenue de décès et de cancers chez des utilisateurs d’hypnotiques (10.529 patients) et chez des non utilisateurs d’hypnotiques (23.676 contrôles).
Les scientifiques ont en plus concentrés les analyses sur le zolpidem (Stilnox en France), et le temazepam (benzodiazépine commercialisée sous les noms Restoril, Normison…), les plus prescrits des hypnotiques même si d’autres barbituriques, antihistaminiques sédatifs ou benzodiazépines tels que le zaleplon et l’eszopiclone, deux produits non commercialisés en France, sont rentrés dans l’analyse globale. Ces hypnotiques sont usuellement pressait aux patients se plaignant de troubles du sommeil.
Dans l’étude, Les consommateurs sont plus souvent des femmes, d’âge moyen (53 ans), mariées, et non fumeuses. Mais tous les résultats ont été ajustés en fonction de tous ces facteurs en plus des facteurs de pathologies associées.
Les scientifiques retrouvent tout d’abord un excès de mortalité lié à la prise d’un hypnotique: le risque de décès était effectivement multiplié par 3,6 chez les personnes ayant reçu au moins une prescription d’hypnotiques de 1 à 18 comprimés par an, par 4,4 pour 18 à 132 comprimés et par 5,30 pour plus de 132 comprimés par an, en comparaison à des patients n’ayant pas consommé d’hypnotique au cours de la période analysée (2,6 années). Ce risque existe quel que soit l’âge des consommateurs. Le zolpidem et le temazepam multipliaient en moyenne ce risque par 5 : Pour le zolpidem, l’augmentation du risque de décès était multipliée entre 3,9 et 5,7, et entre 3,7 et 6,6 pour le témazépam.
Selon les analyses, cet excès de mortalité n’était pas imputable à un plus grand nombre de pathologies préexistantes chez les consommateurs d’hypnotiques.
Le risque de cancers était lui augmenté de 35% mais ce risque n’est retrouvé que chez ceux ayant pris plus de 132 comprimés par an. Ce risque de cancers était augmenté de 28% avec plus de 800 mg de zolpidem absorbés par an et doublait si la dose consommée doublait. En particulier, les risques de survenue d’un lymphome, d’un cancer des poumons, d’un cancer de la prostate ou du colon, sont plus élevés chez les consommateurs d’hypnotiques que chez les fumeurs.
Quelles sont les causes de mortalité dans lesquelles les hypnotiques seraient impliqués ?
Les causes ne sont pas très claires. Toutefois, un risque de mort subite liée aux benzodiazépines a été démontré chez l’animal, surtout lorsqu’ils sont consommés avec de l’alcool. Les hypnotiques augmentent le risque de dépression créant un possible excès de mortalité par suicides et par d’autres causes. Les hypnotiques réduisent les capacités comportementales comme la conduire un véhicule : ils augmentent par exemple le risque d’accident de la route et accroissent le risque de chutes.
Chez certains patients, ils peuvent créer des apnées du sommeil, prolonger une apnée existante ou altérer le contrôle des centres respiratoire. Et l’on sait qu’une apnée du sommeil accroit le risque d’accidents de la route, d’hypertension artérielle, d’insuffisance cardiaque, d’arythmie cardiaque, et provoque d’autres causes de décès cardiovasculaires. Par ailleurs, au cours d’essais cliniques, les consommateurs d’hypnotiques avaient souvent plus d’effets secondaires que ceux prenant un placebo. Pour le zolpidem, il est noté une augmentation des reflux œsophagiens, une source de cancer de l’œsophage et d’infections. Le risque de cancers pourrait être expliqué par une augmentation des mutations génétiques, un phénomène retrouvé chez l’animal.
L’étude comporte quelques faiblesses : si les données colligées sont celles des prescriptions, ils n’ont pas la garantie que tous les médicaments achetés en pharmacie ont été consommés. Il était par ailleurs impossible aux scientifique de connaitre l’état de l’humeur (existence d’une dépression) des patients consommateurs d’hypnotiques, ces données étant protégées en Pennsylvanie.
Selon les auteurs, ces résultats sont robustes car appariés en fonction des pathologies pré existantes et des différents types de patients. Au total, les hypnotiques pourraient donc être plus ou moins impliqués dans la survenue de 320.000 à 507.000 décès aux Etats-Unis. Les médecins prescripteurs doivent connaitre ces résultats déjà significatifs pour une prise de 18 comprimés, soit une prescription d’un peu plus de 15 jours. Les patients à qui sont prescrits ces traitements doivent être informés du risque accru de décès et/ou de cancers. Une alternative non médicamenteuse (thérapie non-comportementale) doit être proposée aux patients ayant une insomnie chronique car les risques ne peuvent plus, à la vue de ces résultats, compenser les bénéfices obtenus par ces molécules.
En France, la durée de prescription des hypnotiques est régulée (Durée maximale de prescription - Afssaps). Le 21 juillet 2011, l’Afssaps avait retiré du marché deux hypnotiques, le Noctran (combinaison d’une benzodiazépine+neuroleptique+antihistaminique phénothiazinique) et la Mépronizine (anxyolitique+ phénothiazinique), car “l’association des substances actives de Noctran et Mepronizine expose à un cumul des risques d’effets indésirables grabes tels que coma, chute, état confusionnel et dyskinésies, et à un risque de décès en cas de surdosage” .

Source

Hypnotics’ association with mortality or cancer: a matched cohort study
Daniel F Kripke, Robert D Langer, Lawrence E Kline
British Medical Journal Open 2012;2: e000850. doi:10.1136/ bmjopen-2012-000850

dimanche 12 février 2012

Rage de dents :En attendant de voir le chirurgien dentiste

Voilà un remède 100% naturel qui semble remporter un franc succès auprès des malheureuses victimes de rages de dents

Antiseptique, antibactérien, analgésique, anesthésiant et même anti-inflammatoire, il semble représenter une solution naturelle idéale contre les douleurs dentaires.
 Femmes enceintes, attention : il aurait également le pouvoir de favoriser les contractions.

Plusieurs façons de tirer profit du clou de girofle.

Vous pouvez tout simplement prendre quelques clous de girofle dans votre bouche et les plaquer contre l'endroit douloureux.
Quand ils auront bien ramolli, pressez-les un peu plus entre votre joue et votre gencive, pour en faire ressortir l'huile.
Recrachez le tout au bout d'une petite demi-heure.

samedi 24 décembre 2011

Informations medicales glanées çà et là!

Traiter l'HTA avec des diurétiques prolonge l'espérance de vie


Embolie pulmonaire : la glycémie élevée à l'admission est de mauvais augure

Bénéfice surprenant des omégas 3 en prévention secondaire chez les diabétiques

Espoir pour la leucémie aiguë myéloblastique : testé à plus faible dose , un anticorps monoclonal , le GO fait considérablement progresser la survie sans rechûte.

La pression positive continue réduit aussi les syndromes métaboliques.

Le taux de vitamine D est corrélé à la taille de la tumeur dans le cancer du sein.

Le placenta est le principal responsable des morts foetales in utéro.

Perte de volume de l'hippocampe, un trait phénotypique de la schizophrénie

 Atorvastatine ou rosuvastatine pour réduire la progression des plaques d'athérome
 L'atorvastatine et la rosuvastatine ont entrainé une régression des lésions athéromateuses parallèlement à une diminution très importante du LDL-cholestérol et une augmentation du HDL-cholestérol

 Intérêt de l'interleukine-2, IL-2, à faible dose dans des maladies immunologiques
L'interleukine-2 à faible dose favorise la génération et la survie des cellules Treg, lymphocytes T régulateurs, qui inhibent les réponses immunitaires et atténuent les manifestations des maladies auto-immunes.

 Cholestérol élevé et mortalité chez les personnes âgées
Chez des personnes de plus de 65 ans un cholestérol total élevé réduit le risque de mortalité de causes non cardiovasculaires. Ceci est essentiellement dû au LDL-cholestérol..

 Simvastatine 40 mg par jour pendant 5 ans chez des personnes à haut risque d'accidents cardiovasculaires
 chez les personnes à risque élevé d'accidents cardio-vasculaires la prise de simvastatine à la dose de 40 mg par jour pendant cinq ans a réduit de 23 % le risque d'accidents cardio-vasculaires graves sans augmenter le risque de cancers .

jeudi 17 novembre 2011

Ce sont les céréales complètes qui réduisent le risque de cancer colo-rectal

Un bénéfice non lié à l'élément fibre pris isolément


Ce sont les céréales complètes qui réduisent le risque de cancer colo-rectal

Pour clarifier les relations entre les différentes sources de fibres alimentaires (FA) et l'incidence du cancer colorectal (CCR), Dagfinn Aune et coll. (Londres et Wageningen aux Pays-Bas) ont réalisé une métaanalyse des études prospectives publiées.

Au total, ils trouvent que le bénéfice est associé aux céréales complètes et non à l'élément fibre pris isolément.

La revue systématique réalisée par Aune et coll. montre clairement qu'une consommation de fibres à partir des céréales et qu'une consommation de graines complètes ont des effets significatifs vis-à-vis du CCR alors qu'il n'y a pas d'effet préventif observé à partir des autres sources de fibres alimentaires », écrit un éditorialiste.

Les bénéfices apportés par les céréales complètes restent à élucider, mais l'augmentation de la satiété, la stabilité de l'homéostasie du glucose et de la réponse insulinique et la fermentation des fibres dans le côlon qui fait produire des acides gras à chaîne courte sont probablement importants.

> Dr BÉATRICE VUAILLE

BMJ 10 novembre 2011.

mardi 15 novembre 2011

19 millions de vaccins partis en fumée !...quel gachis !

Ne pas cliquer sur l'image derrière se cache un message subluminal !


Les derniers vaccins inutilisés contre la grippe A(H1NI)2009 viennent d'être incinérés.

Au total, ce sont près de 19 millions de doses, sur les 44 millions finalement achetés par le gouvernement français pour faire face à la pandémie, qui ont été détruits.

lundi 14 novembre 2011

PARIS - Le premier essai à base de cellules souches cardiaques adultes a donné des résultats positifs dans le traitement de l'insuffisance cardiaque secondaire à des infarctus, selon les résultats d'un essai préliminaire publiés lundi par la revue médicale britannique The Lancet.
Un an après l'injection de leurs propres cellules, les patients ont eu en moyenne 12% d'amélioration de leur état, selon les professeurs Roberto Bolli (université de Louisville, Kentucky) et Piero Anversa (Harvard Medical School, Boston) et leurs collègues.
Ce type de cellules n'avaient jamais été testées auparavant chez l'homme, soulignent les auteurs dont l'essai de phase 1 est présenté au congrès de l'American Heart Association organisé à Orlando, en Floride.
Des thérapies cellulaires à base de cellules souches adultes de moelle osseuse ont déjà été testées, mais avec des résultats mitigés.
Le coeur adulte contient des cellules souches cardiaques capables de se reproduire et de former les trois lignées majeures de cellules cardiaques (myocytes, cellules musculaires lisses et endothéliales).
L'essai a porté sur 23 patients atteints d'insuffisance cardiaque sévère et ayant subi des pontages coronariens. Cette grave insuffisance se traduit par une fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) inférieure à 40%, la normale étant de de 50% ou plus.
Seize d'entre eux ont reçu un million de cellules cardiaques souches (CSC), quatre mois en moyenne après leurs pontages et sept autres (groupe contrôle) le traitement standard.
Chez 14 patients analysés, la FEVG est passée de 30,3% avant l'administration des cellules à 38,5% quatre mois après.
Aucun changement n'a été enregistré dans le groupe contrôle.
Compte tenu de la qualité de l'étude et de l'ampleur inattendue des bénéfices obtenus, les résultats de cet essai soulèvent un nouvel optimisme, commente le Pr Gerd Heusch (Allemagne) dans Lancet.
Mais les promesses de cet essai devront être confirmées sur un plus grand nombre de patients, suivis plus longtemps, avertit ce spécialiste.

AFP / 14 novembre 2011 15h19

vendredi 11 novembre 2011

jeudi 10 novembre 2011

Les benzodiazépines au long cours suspectées dans l'Alzheimer

Dans un article paru dans « Science et Avenir », un pharmaco-épidémiologiste bordelais, le Pr Bernard Bégaud, a révélé les conclusions d'une étude qu'il a menée, à paraître dans une revue scientifique.
Ses données confirment la notion que la prise de benzodiazépines au long cours favoriserait la survenue d'une maladie d'Alzheimer.

Il précisait dans un entretien avec l'AFP que « si en épidémiologie il est difficile d'établir un lien direct de cause à effet, dès qu'il existe une suspicion, il paraît normal d'agir et d'essayer de limiter les nombreuses prescriptions inutiles ».

Selon son hypothèse, plusieurs milliers de cas de maladie d'Alzheimer seraient à mettre sur le
compte de ces consommations qui dépassent les durées recommandées.

C'est à partir de la comparaison entre utilisateurs (depuis 2 ans à plus de 10 ans) et non-utilisateurs de benzodiazépines que l'équipe bordelaise a pu établir un lien.
La majoration du risque serait de l'ordre de 20 à 50 %, avec un suivi de 20 ans chez près de 4 000 personnes de 65 ans et plus.

Bernard Bégaud, dans « Science et Avenir », considère son travail comme « un signal d'alerte très fort » qui devrait inquiéter les autorités sanitaires.
Il rappelle avoir déjà alerté à de multiples reprises l'AFSSAPS et la DGS sans trouver l'écho qu'il espérait auprès de ces instances.

> Dr G. B. quotidien du Medecin 03.10.2011

mardi 8 novembre 2011

Brèves de comptoir

Les anti-TNF n'augmentent pas le risque d'infection sévère par rapport aux traitements non biologiques.
Le lupus systémique n'est plus aussi rédhibitoire pour la grossesse.

Un comprimé d'immunothérapie par jour permet de réduire de 25% l'allergie aux pollens d'ambroisie.

Cancer de la prostate, plus de survie en couplant radiothérapie et hormonothérapie.

dimanche 6 novembre 2011

ETUDES MEDICALES ( 28 )

Naissance prématurée et risque d'épilepsie au-delà de l'enfance

Étude suédoise incluant 630.090 nourrissons : la naissance prématurée est associée au risque d'apparition d'une épilepsie à 25-37 ans. Cette association est indépendante de la taille du fœtus. Elle ne semble pas induite par une infirmité motrice cérébrale, ni par une autre comorbidité.

Crump & Coll., Neurology, 4 octobre 2011 ; prépublication en ligne.

Goutte et chaussures
Étude néozélandaise incluant 50 patients goutteux chroniques ayant une douleur modérée à sévère du pied, avec déficience et handicap à la marche : on observe souvent que leurs chaussures sont en mauvais état et provoquent un défaut de stabilité. Plus de 50 % des chaussures ont plus d'un an et présentent une usure excessive. Or ce sont les patients ayant les chaussures dans le plus mauvais état qui se plaignent le plus de déficience et de handicap à la marche.

Rome & Coll., Arthritis Care & Research, novembre 2011 ; prépublication en ligne.

Sur le chemin de l'obésité avant d'aller à l'école
Étude québécoise incluant 2.120 enfants observés entre les âges de 5 mois et 8 ans : une trajectoire d'IMC anormalement élevée, conduisant à l’obésité durant l’enfance, est identifiable dès l'âge de 3,5 ans.

Pryor & Coll., INSERM Paris, Archives of Pediatric and Adolescent Medicine, octobre 2011 ; 165 : 906-912.

Dépression et risque d'AVC
Méta-analyse américaine portant sur 28 études incluant 317.540 participants : parmi les patients atteints de dépression le risque d'AVC, notamment d'AVC mortel, est significativement augmenté.

Pan & Coll., Journal of the American Medical Association, 21 septembre 2011 ; prépublication en ligne.

Nourriture au sein et fonction pulmonaire à l'adolescence
Étude américaine incluant 1.456 couples mère-enfant : chez les enfants nourris au sein pendant au moins 4 mois, la capacité vitale forcée est améliorée à l'âge de 10 ans et, de façon moins évidente, à l'âge de 18 ans.

Soto-Ramírez & Coll., European Respiratory Journal, 18 août 2011 ; prépublication en ligne.

Impact du diabète maternel sur l'enfant né avant terme
Méta-analyse israélienne incluant 945 enfants : dans le cadre d'une prise en charge adaptée, les enfants de mères diabétiques nés prématurément avec des poids bas ne semblent pas connaître un risque supérieur aux prématurés nés de mères non diabétiques de développer un syndrome de détresse respiratoire ou d'autres complications majeures de la prématurité.

Bental & Coll., Pediatrics, 19 septembre 2011 ; prépublication en ligne.
Testostéronémie et risque cardiovasculaire

Étude prospective suédoise incluant 2.416 hommes de 69-81 ans : les hommes âgés se situant dans le quartile le plus élevé de testostéronémie ont un risque d'événement cardiovasculaire à 5 ans diminué d'environ 30 %, comparativement à ceux des trois autres quartiles.

Ohlsson & Coll., Journal of the American College of Cardiology, 11 octobre 2011 ; 58 : 1674-1681.

Brèves de comptoir

La génétique permet d'identifier les patients à haut risque de thrombose précoce sur stent coronarien.
4% des mucoviscidosiques améliorent de 10,6 % leur VEMS avec l'ivacaftor.

Risque accru de troubles neuropsychiatriques avec la varénicline et le bupropion

Une nouvelle étude confirme le surisque thrombo-embolique avec les pilules de 3ème génération.

Cancer du sein : l'administration intracanalaire d'anticancéreux pourrait être plus efficace qu'en intraveineuse.

Après traitement conservateur du sein, la radiothérapie adjuvante divise par 2 le risque de récidive à 10 ans.

Mammographie : deux lectures valent mieux qu'une, avant le traitement.

Un traitement antirétroviral précoce augmente la survie des patients VIH + tuberculeux.

Les tests immunologiques seraient 2 fois plus efficaces que l'Hémoccult® pour le dépistage du cancer colorectal. Alors pourquoi attendre ?

Sans dysplasie, le risque d'adénocarcinome après un œsophage de Barrett ne justifie pas un suivi systématique.

Le syndrome des ovaires polykystiques, un danger pendant la grossesse.

Un quart des arrêts des thérapeutiques actives fait l'objet d'une décision collégiale.

5 à 10% des cancers du sein repérés lors d'un dépistage seraient très peu évolutifs.

Toxicité confirmée pour le bisphénol A, même à faible dose.

Première lignée de cellules pancréatiques humaines fonctionnelles.

Glucovance® : une association fixe inadaptée


Glucovance® est une association fixe de metformine 500 mg et de glibenclamide 2,5 mg ou 5 mg. Ce médicament est indiqué dans le diabète de type 2 chez l’adulte, en substitution d’une bithérapie par metformine et glibenclamide, chez des patients dont l’équilibre glycémique est stable et bien contrôlé.

Les deux formes de Glucovance® sont sous-dosées en metformine et/ou surdosées en glibenclamide.
 Le choix du glibenclamide dans le cadre d’une association fixe est discutable, car ce sulfamide expose à un risque élevé d’hypoglycémie, d’autant plus qu’il peut être nécessaire d’augmenter la dose de metformine.

Le dosage en metformine de Glucovance® 500 mg/5 mg et celui du glibenclamide dans les deux présentations ne sont donc pas adaptés à la prise en charge des patients.

Par ailleurs, les données de pharmacovigilance ont mis en évidence des effets indésirables graves liés à l’administration concomitante de Glucovance® avec un de ses principes actifs : acidose lactique par surexposition en metformine, hypoglycémie sévère par surexposition au sulfamide.
 Ces données confirment les risques de l’utilisation de Glucovance®. La HAS a rendu un avis défavorable au maintien de son remboursement. HAS

Hélicidine® : intérêt clinique faible dans le traitement de la toux non productive

Hélicidine® est un sirop indiqué dans le traitement symptomatique des toux non productives gênantes.
Les nouvelles données ne démontrent pas que son intérêt clinique est comparable à celui du dextrométorphane, antitussif opiacé dont la valeur thérapeutique est considérée comme modérée.
 Par conséquent, l’intérêt clinique d’Hélicidine® reste faible.
HAS

Protelos® : intérêt clinique modéré dans une population restreinte

Protelos® (ranélate de strontium) est indiqué dans le traitement de l’ostéoporose chez la femme ménopausée. Son efficacité est démontrée pour réduire le risque de fractures vertébrales et périphériques (incluant la hanche).
Cependant, Protelos® n’a d’intérêt clinique que dans une population limitée.
 En effet, les données de tolérance ont confirmé l’existence d’un risque d’événement thromboembolique veineux. Elles ont aussi montré un risque de syndrome d’hypersensibilité grave (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms, ou Dress).

Protelos® est donc un traitement de deuxième intention chez les patientes :

• ayant une contre-indication ou une intolérance aux bisphosphonates ;

• sans facteurs de risque thromboembolique veineux (antécédent d’événement thromboembolique veineux, âge supérieur à 80 ans, immobilisation…).

Dans cette population restreinte, son intérêt clinique est modéré.
HAS

Multaq® (dronédarone)

Multaq® (dronédarone) est un anti-arythmique récent.
Selon son autorisation de mise sur le marché, il est indiqué chez les patients adultes cliniquement stables présentant un antécédent de fibrillation auriculaire (FA) ou actuellement en FA non permanente, afin de prévenir les récidives de FA ou de ralentir la fréquence cardiaque.

En termes de récidive de FA, il est moins efficace que l’amiodarone.

Des effets indésirables graves ont été rapportés depuis sa commercialisation : atteintes hépatiques, décompensations cardiaques et pneumopathies interstitielles.

Des interactions sont possibles avec les médicaments utilisés en prévention cardio-vasculaire, notamment avec les antivitamines K (AVK).
Dans ces conditions, l’intérêt thérapeutique de Multaq® est devenu insuffisant pour justifier le maintien de son remboursement.

HAS

Des chaussures GPS pour les malades d'Alzheimer

La société américaine GTX s'est lancée dans la fabrication des premières chaussures équipées d'un système de géolocalisation destiné aux malades d'Alzheimer.
Elles sont commercialisées dans les magasins Aetrex au prix de 300 dollars.
Avant de les faire porter, il faut définir au préalable un périmètre à l'intérieur duquel la personne souffrant d'Alzheimer est autorisée à circuler, une alerte se déclenchant en cas de dépassement.
Le dispositif GPS, qui permet de suivre à distance les déplacements sur un ordinateur, est incorporé dans le talon.
 Et cette discrétion n'a rien d'une coquetterie.
Selon Andrew Carle, professeur d'université associé au développement du projet, la paranoïa est, en effet, « l'un des premiers symptômes de la maladie» : « si vous habillez une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer avec quelque chose qu'elle ne connaît pas, elle s'en débarrassera (...)
 La seule solution est de dissimuler». D'après les fabricants, les chaussures GPS seraient particulièrement utiles dans les premières phases d'Alzheimer qui sont celles où les personnes courent les plus grands risques de désorientation.
TV5, samedi 22 octobre, www.tv5.org

Quand une table peut vous sauver la vie !

En France, on considère que près de 4 000 personnes meurent chaque année des suites d'une fausse-route alimentaire. Elles surviennent le plus souvent chez des enfants et des personnes âgées. Ces dernières sont particulièrement exposées en raison de la fréquence des affections neurologiques, des troubles de la déglutition, et des traitements sédatifs associés. Il existe des recommandations internationales permettant de faire face à ces fausse-routes alimentaires
La manoeuvre de Heimlich est connue de tous mais peut s'avérer inopérante chez les patients âgés.
Une équipe montpelliéraine a proposé dans American Journal of Medecine en 2010 et plus récemment dans la revue de Médecine Interne en 2011 une nouvelle méthode permettant d'expulser un corps étranger chez une personne âgée.
Cette méthode nommée manoeuvre de la table consiste à « allonger la victime en position ventrale et déclive sur une table avec la tête et les bras pendants en dehors de la table et à lui donner des claques dans le dos avec la paume de la main entre les deux omoplates».
 Le patient est protégé d'une chute par le sauveteur qui le tient par l'épaule avec sa seconde main ou par un second sauveteur qui tient la victime par les chevilles.
Cette méthode a été utilisée de manière empirique avec succès chez 2 patients âgés après une manoeuvre de Heimlich inefficace. Les claques dans le dos sont plus efficaces quand le patient est en position ventrale, laquelle augmente significativement la pression intra-thoracique ce qui est nécessaire pour déloger le corps étranger.
 La position déclive du sujet favorise l'expulsion de l'aliment et limite la migration de celui-ci vers les voies aériennes distales.
 Cette manoeuvre dérivée de celle de Mofenson utilisée chez l'enfant de moins de 1 an pourrait donc être proposée en cas d'échec de la manoeuvre d'Hemlich.
Il est cependant nécessaire de l'employer chez d'autres patients sous contrôle médical avant de la diffuser plus largement.
Blain H et coll. : The table maneuver: aprocedure used with success in four cases of unconscious choking older subjects. Am J Med., 2010; 123 :1150.e7-9. Blain H et coll. : The table maneuver: a potentially life-saving technique in patients with severe choking.Rev Med Interne. 2011;32: 527-8.

Dr Christian Geny

dimanche 30 octobre 2011

Traitement de la manie aiguë


Auteur : Pierre Allain Date : 24-10-2011
Une méta-analyse publiée dans le Lancet du 8 octobre 2011 compare l'efficacité de divers médicaments, neuroleptiques et thymorégulateurs, dans le traitement des épisodes maniaques aigus.
Les auteurs aboutissent à la conclusion que les neuroleptiques anciens comme l'halopéridol ou plus récents comme la rispéridone et l'olanzapine sont plus efficaces que les thymorégulateurs appelés aussi stabilisateurs de l'humeur, lithium et divalproate.

Conflits d'intérêt financier chez les leaders d'opinion aux USA et au Canada ou ailleurs



Auteur : Pierre Allain Date : 24-10-2011

Les auteurs d'un article paru dans le BMJ du 11 octobre 2011 ont recensé les conflits d'intérêts financiers chez les membres de groupes (panels) et de sociétés savantes qui ont élaboré aux USA et au Canada des « guides pratiques », des « recommandations », des « conduites à tenir » concernant les hyperlipidémies et le diabète.

Environ la moitié des membres et des présidents de ces divers groupes avaient un conflit d'intérêt financier lors de la publication de leurs recommandations. Ces conflits d'intérêts ont pu orienter d'une manière consciente ou non les directives qu'ils ont préconisées.

Ces constatations incitent à regarder avec un œil critique certaines affirmations, même si elles proviennent d'éminents organismes ou auteurs.

On peut aussi se demander si les « politiques » qui ont retenu les textes réglementaires concernant le marché des médicaments n'avaient pas quelques conflits d'intérêt.

Tériflunomide dans la sclérose en plaques

Auteur : Pierre Allain Date : 24-10-2011

Le tériflunomide est le métabolite actif du léflunomide.
 Le tériflunomide inhibe la dihydroorotate déhydrogénase.

Un essai clinique, publié dans le NEJM du 6 octobre 2011, montre que le tériflunomide, administré à la dose de 7 ou 14 mg par jour pendant deux ans à des malades atteints de sclérose en plaques a réduit la fréquence des poussées et l'aggravation de la maladie tout en réduisant l'importance des atteintes cérébrales observées par imagerie.
Les effets indésirables les plus fréquents du tériflunomide ont été la diarrhée, les nausées, la chute des cheveux et une élévation de l'alanine aminotransférase.

Le léflunomide, qui agit par l'intermédiaire de son métabolite le tériflunomide, est commercialisée en France sous le nom de Arava*, comprimés à 10 et 20 mg, avec les indications polyarthrite rhumatoïde active et rhumatisme psoriasique actif.
Le léflunomide présente de nombreuses contre-indications, précautions d'emploi et interactions médicamenteuses qui devraient s'appliquer aussi au tériflunomide.

Multaq*, dronédarone, les indications s'effilochent, les contre-indications s'alourdissent.

Auteur : Pierre Allain Date : 24-10-2011
Nous avons déjà présenté la dronédarone dans Pharmacorama. Nous avons aussi signalé sa toxicité hépatique potentielle.

L'Afssaps et le Laboratoire Sanofi-Aventis viennent, le 11 octobre 2011, de restreindre les indications de Multaq* et d'étendre les contre-indications et les précautions d'emploi : Multaq® : Réévaluation bénéfice/risque de Multaq aboutissant à une restriction d'utilisation et à de nouvelles mises en garde - Lettre aux professionnels de santé et

Lettre de Sanofi-Aventis . Les 2 textes renvoient au nouveau RCP de Multaq*.

Seulement voilà, sauf erreur de ma part on ne trouvait pas le RCP de Multaq* sur le site de l'Afssaps à la date du 21 octobre 2011. Dans le Répertoire des Spécialités Pharmaceutiques, à Multaq*, il y a moins d'une demi-page, pas de RCP, ni le vieux ni le nouveau. Il y a certes un renvoi vers l'EMEA, mais il faut savoir nager pour y trouver quelque chose.

Après cela on pourra accuser les médecins de prescrire hors AMM !

Comment voulez-vous que les médecins s'y retrouvent !

Auteur : Pierre Allain Date : 24-10-2011
Ketesse*, je prononce Kétesse, c'est le 77ème kétoprofène. En effet si on tape kétoprofène dans le Répertoire des Spécialités Pharmaceutiques de l'Afssaps on trouve: « 76 spécialités pharmaceutiques répondent à vos critères ». Comme Ketesse* ne semble pas être considéré comme un générique, on peut penser que dans son RCP au paragraphe pharmacodynamie on trouve des justifications le distinguant du kétoprofène, or il n'y en a aucune ! Le fait de n'être pas un racémique d'après son nom (dexkétoprofène, ce qui n'est pas expliqué dans le RCP) n'apporte apparemment rien de plus par rapport au kétoprofène.

Nivestim* a comme principe actif le filgrastim, est-ce un générique du Neupogen*, du Neulasta* ? Mais il y en a d'autres Ratiograstim*, Tevagrastim*, Zarzio*, certains ont des RCP, d'autres pas et l'AMM des « filgrastim » semble avoir été supprimée. (J'ai souvent écrit filgrastim avec un e, filgrastime pour franciser le nom)

Onbrez* Breezhaler, Oslif* Breezhaler, Hirobriz* Breezhaler, c'est la même molécule, mêmes dosages !

samedi 29 octobre 2011

Cinq fruits et légumes mais plutôt des pommes !

« Cinq fruits et légumes par jour» est le slogan du Programme National Nutrition Santé, de nombreuses études ayant montré que ce « menu» était bénéfique en terme de prévention des pathologies cancéreuses et dégénératives. Son intérêt face aux pathologies vasculaires, en combinaison ou non à une diminution des aliments riches en graisse, est aussi très important. Mais tous les fruits et légumes ont-ils le même effet protecteur alors que la composition en éléments protecteurs (carotènoïdes, flavonoïdes, anthocyanidines) est variable et peut d'ailleurs être prédite par la couleur de chacun d'entre eux ?

Une équipe néerlandaise a eu l'idée d'estimer l'impact de la couleur des fruits et légumes consommés sur l'incidence des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Grâce à un questionnaire validé de 178 questions la consommation en fruits et en légumes a pu être évaluée dans une population de 20 069 hommes et femmes, âgés de 20 à 65 ans, suivie pendant 10 ans. Les fruits et légumes ont été classés en quatre groupes en fonction de leur couleur : verts, orange/jaunes, rouges/pourpres, blancs.

Au cours du suivi, 233 AVC ont été observés. Après ajustement selon l'âge, le sexe, le style de vie, et les habitudes diététiques, l'analyse statistique a montré qu'il y avait une diminution de l'incidence des AVC uniquement chez les consommateurs de fruits et légumes blancs. De plus on notait une corrélation négative entre l'importance de cette consommation et le risque d'accident vasculaire cérébral (plus forte consommation Q4, >171 g/d, versus plus faible consommation Q1, <=78 g/d ; Hazard ratio HR, 0,48 ; intervalle de confiance à 95 % IC, 0,29-0,77). Augmenter de 25 g par jour la consommation de fruits blancs ou de légumes diminue de 9 % le risque d'AVC (HR, 0,91; IC : 0,85-0,97). Dans la population étudiée, les pommes et les poires étaient les fruits « blancs » les plus consommés (55 %).

En conclusion, la prévention des AVC semble donc être un nouvel avantage de la consommation régulière de pommes. Comme d'autres études ont montré son effet sur le risque de maladie de Parkinson et d'Alzheimer, il est temps d'adapter le fameux dicton gallois et de proposer celui-ci « an apple a day, keeps the neurologist away».

Oude Griep LM et coll. : Colors of fruit and vegetables and 10-year incidence of stroke.Stroke. 2011 ; 42 : 3190-5.

28/10/11
(JIM)
Dr Christian Geny

mercredi 26 octobre 2011

Les inscriptions en première année de santé sont en baisse

L'intérêt pour les études de médecine s'estompe chez les étudiants.
Selon les statistiques de l'Administration universitaire francophone et européenne en médecine et odontologie (AUFEMO), 54 178 étudiants se sont inscrits en 2011 à la première année commune aux études de santé (PACES), soit 2 % de moins que l'an dernier.
Lors de la précédente année universitaire, le nombre d'inscrits avait déjà baissé de 4,3 %, rappelle Le Quotidien du Médecin.
Une baisse particulièrement visible dans les facultés de Paris XI (-33,5 %), Brest (-17,3 %), Tahiti (-16 %), Rouen (-14,4 %) ou Tours (-13,8 %), où les effectifs se sont dégonflés davantage que la moyenne nationale. Selon le Pr Patrice Deteix, président de la Conférence des doyens, cette baisse s'explique d'abord par la perte d'attractivité des études de pharmacie.
"Beaucoup d'officines sont en difficulté et les étudiants hésitent à s'engager dans des études longues", analyse-t-il.
Concernant les études de médecine, même s'il est encore trop tôt pour analyser la situation, il semble que les "étudiants sont davantage sensibilisés à la difficulté de cette première année", poursuit Patrice Deteix.
"Il y a peut-être aussi une meilleure orientation des bacheliers".
Le Quotidien du Médecin - 24 octobre 2011

Fumer très peu n'est pas sans risque

Une communication lors du Congrès américain de pneumologie montre que dès la première cigarette allumée, la concentration en monoxyde d'azote dans l'air expiré diminue de 15,3%, ce qui a amené Le Figaro à faire le point sur les risques encourus par les "petits fumeurs".
A cet effet, le docteur Béatrice Lemaitre, tabacologue au CHU de Caen, rappelle qu'il n'y a pas consommation de cigarettes sans danger puisque chaque bouffée déverse des torrents de produits chimiques dans les poumons.
Elle réfute l'expression "petit fumeur", attendu que les personnes fumant de une à quatre cigarettes quotidiennement ont un risque de décès par pathologie cardiaque ou cancer du poumon triplé par rapport à un non-fumeur.
Le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT), explique que si le risque accru de cancer ou de BPCO dépend de la durée et de l'importance du tabagisme, les conséquences sont plus rapides en termes d'infarctus et de thrombose.
Le Figaro - 24 octobre 2011

Café et dépression

Étude prospective américaine incluant 50.000 femmes âgées suivies pendant 10 ans : comparativement à celles qui boivent 1 tasse de café par jour, les femmes qui consomment 2-3 tasses/jour voient leur risque de dépression diminuer de 15 % tandis que celles qui boivent plus de 4 tasses voient ce risque diminuer de 20 %. Des études complémentaires sont nécessaires pour envisager d'utiliser le café à titre préventif de la dépression.

Lucas & Coll., Archives of Internal Medicine, 26 septembre 2011 ; 171 : 1571-1578.

mardi 18 octobre 2011

"Krokodil", une drogue aux effets dévastateurs et incurables

Une des vidéos circulant sur internet à propos de la drogue
"Krokodil" c'est le nom d'une drogue apparue en Russie.
Elle ronge la peau des consommateurs réguliers. Des images très crues des effets secondaires de cette substance circulent sur le net depuis quelques jours.
De quoi alarmer les autorités sur la possible arrivée de la drogue en Europe et plus particulièrement chez nous.
Ces images en provenance de Russie circulent sur internet.
Elles montrent les effets dévastateurs de la drogue "krokodil" sur la peau des consommateurs.
Des effets qui s'apparentent à des morsures de crocodile, d'où son nom.
Cette drogue est préparée de façon artisanale, à base d'un mélange de solvants, de phosphore ou encore de codéïne, une substance qui se retrouve dans certains médicaments contre la douleur.
Elle produit les mêmes effets que l'héroïne mais coûte trois fois moins cher.
En contrepartie, elle détruit et pourrit littéralement l’épiderme.
Ce produit serait consommé par de milliers de personnes en Russie, mais dans des milieux particulièrement défavorisés.
Les conditions de vie y sont très difficiles et pas comparables à celles de la Belgique. Pour l'instant il n'a aucune trace de ce produit chez nous.
"L'observatoire européen des drogues et toxicomanies indique qu'aucun des cas anecdotiques rapportés n'a été confirmé scientifiquement", a déclaré à la RTBF Miguel Rwubusisi, chargé de projet chez Eurotox.
De leur côté, les milieux associatifs de prévention contre la drogue ne sont pas particulièrement inquiets.
Pour eux il s'agit d'un produit tellement toxique qu'il n'y a pas de grand risque qu'il se propage de façon importante chez nous mais ils restent vigilants.

C.B. avec A. Delvoye

dimanche 16 octobre 2011

Lait de ferme cru et asthme


Êtude européenne incluant 8.334 enfants :
la consommation de lait de ferme cru réduit de 41 % le risque d'asthme comparativement au lait pasteurisé acheté dans le commerce.
Le lait de ferme bouilli n'a pas d'effet protecteur.
Le nombre de bactéries du lait et son contenu total en matières grasses n'interviennent ni sur l'asthme ni sur l'atopie.
L'effet protecteur du lait cru pourrait être dû aux protéines de lactosérum.

Loss & Coll., Journal of Allergy and Clinical Immunology, 29 août 2011



Risque de cancer colorectal (CCR) après coloscopie négative

Étude allemande incluant 1.945 patients avec CCR et 2.399 témoins : la plupart des patients se situant à un risque moyen de CCR et ayant bénéficié d'une coloscopie négative n'ont pas besoin d'une nouvelle coloscopie pendant au moins 20 ans, pour autant que cela soit utile, sauf s'ils sont des fumeurs habituels.
Brenner & Coll., Journal of Clinical Oncology, 29 août 2011 ; prépublication en ligne.

Vitamine D et fibrillation auriculaire


Étude américaine incluant 2.930 adultes de 54-76 ans : contrairement aux conclusions d'études antérieures, le déficit en vitamine D n'augmente pas le risque de fibrillation auriculaire dans le cadre d'un suivi de 10 ans.

Rienstra & Coll., American Heart Journal, septembre 2011 ; 162 (3) : 538-541.

Alcool et risque de cancer colorectal (CCR)

Méta-analyse française regroupant 27 cohortes et 34 études cas-témoins : le risque de CCR est augmenté de 21 % chez les consommateurs moyens et de 52 % chez les consommateurs importants (au moins 4 verres/jour).
Concernant les buveurs modérés, le risque relatif est plus important chez les hommes que chez les femmes.
Au total, cette étude montre de façon probante une association entre l'absorption de plus d'un verre par jour et le risque de CCR.

Fedirko & Coll., Annals of Oncology, septembre 2011 ; 22 : 1958-1972.

vendredi 14 octobre 2011

Le café, est bon pour le moral

Le café est la substance psychoactive la plus répandue dans le monde. Si l'on en croit les études épidémiologiques récentes, sa consommation, même à raison de plusieurs tasses par jour, serait bénéfique pour notre santé.
Les travaux publiés concernent essentiellement la relation entre le café et les maladies cardiovasculaires ou les cancers.
Peu d'analyses ont évalué l'effet potentiel du café sur le risque de dépression.
Pour combler ce manque, une étude observationnelle a été réalisée chez plus de 50 000 femmes de la cohorte des infirmières américaines (NHS study).
Les informations sur la consommation de café mais également des autres boissons, contenant (boissons au cola, thé, chocolat) ou non de la caféine, ont été recueillies par un questionnaire semi-quantitatif.
Les apports en caféine eux-mêmes ont aussi été évalués.
Une dépression diagnostiquée par un médecin (selon la déclaration des volontaires) ou la prise de médicaments antidépresseurs définissait l'existence d'un syndrome dépressif.

Par rapport aux infirmières qui ne consommaient pas de café (moins d'une tasse par semaine) les consommatrices modérées (deux à trois tasses par jour) avaient un risque réduit de 15 % de développer une dépression.
Ce risque était diminué de 20 % chez celles qui en consommaient plus de quatre tasses/jour.
 De même, des apports élevés en caféine (>550 mg/j) étaient associés à une diminution significative de l'incidence des dépressions (-20 %) comparativement à un apport faible (<100 mg/j). En revanche, il n'était pas constaté de relation entre la consommation de café décaféiné et le risque dépressif

Ces nouvelles données, associées aux résultats antérieurs écartant, a priori, un effet défavorable du café et de la caféine sur les maladies cardiovasculaires et parfois suggérant une possible action anti-inflammatoire, voire anti cancer, sont rassurantes.
Compte tenu des nombreux biais potentiels intrinsèques à leurs méthodologies, ces études observationnelles ne permettent évidemment pas de recommander la consommation de café pour des raisons de santé et encore moins à visée antidépressive.
Elles justifient néanmoins de ne pas demander à un fort buveur de café de s'en abstenir ou d'en réduire la quantité consommée.
 A condition toutefois que cette consommation de café ne soit pas associée à un apport exagéré en sucre et qu'elle n'ait pas d'effet délétère, comme cela peut se voir chez certaines personnes, sur le niveau d'anxiété et la qualité du sommeil.

Lucas M et coll. : Coffee, Caffeine, and Risk of Depression Among Women. Arch Intern Med. 2011;171: 1571-1578. doi:10.1001/archinternmed.2011.393

mardi 4 octobre 2011

Procalcitonine, aide au diagnostic d'une infection bactérienne, antibiotique ou non.


La procalcitonine est un peptide de 116 acides aminés, précurseur de la calcitonine.
La concentration sérique de procalcitonine est très basse chez les personnes bien portantes, elle s'élève d'une manière très importante au cours des infections bactériennes mais très peu au cours des infections virales.
 L'élévation de la concentration de procalcitonine est un marqueur d'une infection bactérienne et est utilisée pour différencier une infection bactérienne d'une infection virale et pour savoir s'il faut ou non mettre en route un traitement antibiotique.
L'élévation de la concentration de procalcitonine est stimulée par l'interleukine1b, l'interleukine 6 et le TNF, Tumor Necrosis Factor.
Dans les services hospitaliers, le résultat d'un dosage de procalcitonine peut être obtenu dans les 2 heures. Cette mesure, venant compléter un ensemble d'autres critères, peut aider au diagnostic différentiel d'une infection bactérienne ou virale, notamment dans les syndromes méningés, et orienter ou non vers la prescription d'un antibiotique.
Auteur : Pierre Allain Date : 2-10-2011

Clopidogrel, Plavix*, et inhibiteurs de la pompe à protons, IPP


Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises l'interaction clopidogrel, Plavix*, et inhibiteurs de la pompe à protons, voir en particulier ce texte.
Santé Canada indique, dans une note datée du 22 septembre 2011, que tous les IPP n'interagissent pas avec le clopidogrel avec la même intensité. C'est l'oméprazole qui interfère le plus fortement et le pantoprazole le moins.
S'il apparaît nécessaire chez un malade donné traité par clopidogrel de corriger par un IPP (d'autres solutions peuvent être envisagées) des troubles digestifs induits par le clopidogrel, le pantoprazole, Eupantol*, Inipomp*, semble, selon Santé Canada, le plus approprié.
Auteur : Pierre Allain Date : 2-10-2011

Asthme : Lebrikizumab, anticorps antagoniste de l'interleukine-13.

Le lebrikizumab est un anticorps monoclonal de type IgG4 dirigé contre l'interleukine-13 qu'il neutralise. L'interleukine-13 est une cytokine sécrétée par les lymphocytes Th2 activés (h pour helper), c'est un polypeptide linéaire glycosylé. Elle agit sur 2 types de récepteurs mais ses effets sont multiples et divers et difficiles à systématiser. Elle intervient dans la physiopathologie de l'asthme, partiellement par l'intermédiaire de la périostine dont elle suscite la sécrétion.
Un essai clinique publié dans le NEJM du 22 septembre 2011 montre que le lebrikizumab, administré à la dose de 250 mg par voie sous-cutanée une fois par mois à des asthmatiques insuffisamment améliorés par un glucocorticoïde par voie bronchique, a, par rapport au placebo, augmenté leur volume expiratoire maximum ou forcé, VEMS seconde. Cette augmentation a été plus importante chez les asthmatiques qui avaient une concentration sérique de pérostine élevée.
Il existe un anticorps anti IgE, l'omalizumab commercialisé comme antiasthmatique sous le nom de Xolair*,
Auteur : Pierre Allain Date : 2-10-2011

Cholestérol et calcifications coronaires

Une publication parue dans l'International Journal of Cardiology du 15 juillet 2011conclut que ni la concentration de cholestérol dans le sang, ni son abaissement par traitement hypolipémiant par statine ou fibrate, ne change la progression des calcifications coronaires. La calcification évoluerait indépendamment du cholestérol. Les auteurs soulignent la complexité des choses : divers types de calcifications coronaires existent et elles n'ont sans doute pas la même nocivité, par ailleurs la calcification se ferait essentiellement par des mécanismes actifs et non passifs (dépôt).
Il n'y a pas de médicaments s'opposant spécifiquement à la calcification des vaisseaux. Des essais de chélateurs ont été faits dans le passé mais ont été abandonné
Auteur : Pierre Allain Date : 2-10-2011

Serenoa repens, Permixon*, défense de la placébothérapie

Les résultats d'une étude clinique publiée dans le JAMA du 28 septembre 2011 confirme, voir texte de 2006, que l'extrait de Serenoa repens, appelé aussi saw palmetto en anglais, n'est pas plus efficace sur les troubles urinaires de l'hypertrophie bénigne de la prostate que le placebo.   Il est aussi bien toléré que le placebo. 
En France l'extrait de Serenoa repens est commercialisé sous le nom de Permixon*.
Si on peut appliquer les résultats des deux études citées au Permixon*, faut-il continuer à le prescrire, supprimer son remboursement à 35 %, abaisser son prix ?
Cette question mérite réflexion car elle soulève un problème général de médicaments largement utilisés, bien tolérés et dont l'efficacité se situe au niveau de celle du placebo.
Auteur : Pierre Allain Date : 2-10-2011

lundi 26 septembre 2011

Mortalité des patients ayant un diabète de type 1

Étude finlandaise incluant tous les patients de ce pays ayant un diabète de type 1 :
la survie des patients dont le diabète est apparu avant l'âge de 14 ans a progressé au fil des années. Par contre, la survie des patients dont le diabète de type 1 est apparu tardivement (entre 15 et 29 ans) se détériore depuis la décennie 1980.
 L'alcoolisme y contribue et la proportion des décès dus aux complications aiguës du diabète a augmenté chez ces patients dont le diabète de type 1 est apparu tardivement.

Harjutsalo & Coll., British Medical Journal, 8 septembre 2011 ; prépublication en ligne.

Rire, insouciance et santé

Étude italienne incluant 228 patients dont 200 hommes suivis pendant 10 ans : le rire dilate les vaisseaux, améliorant ainsi la circulation. 78,5 % des patients sans souci particulier survivent à un infarctus du myocarde, versus 57,4 % pour les anxieux.
Bonaguidi & Coll., Congrès de la Société Européenne de Cardiologie, Paris, août 2011.

La vitamine D empeche-t-elle de tomber ?

Méta-analyse de 26 études regroupant 45.782 participants, majoritairement des femmes âgées : la vitamine D réduit significativement le risque de chute.
Cet effet est le plus net chez des personnes initialement déficientes en vitamine D et lorsque le supplément de celle-ci est prescrit avec du calcium.

Murad & Coll., Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 27 juillet 2011 ; prépublication en ligne.

Brèves de comptoir

40% des patients ayant eu une encéphalite ont des séquelles à long terme. Un agriculteur a 27% de risque en moins de décéder d'un cancer par rapport à un homme de la population générale.
Le xanthélasma est bien un facteur de risque cardiovasculaire.

Sommeil profond et HTA

Étude américaine incluant 784 hommes (âge moyen 75,1 ans) initialement non hypertendus, suivis pendant 3,4 ans : seul le pourcentage de durée du sommeil a ondes lentes (sommeil profond et restaurateur) montre une association indépendante inverse avec la survenue de l'HTA.
Par contre, les indices de troubles respiratoires, le niveau de l'hypoxémie et la durée du sommeil ne sont pas associés de façon indépendante a une augmentation du risque d'HTA.

Maple & Coll., Hypertension, 29 aout 2011 ; prépublication en ligne.

Anticoagulants et fibrillation auriculaire

L'anticoagulant utilisé en cas de fibrillation auriculaire est la warfarine, Coumadine*, un AVK. De nouveaux anticoagulants, dabigatran, rivaroxaban et apixaban dont nous avons déjà parlé pourraient être aussi efficaces que la warfarine.
Un article du NEJM du 8 septembre 2011 montre que le rivaroxaban utilisé à la dose de 20 mg par jour est aussi efficace et aussi bien toléré que la warfarine, et ceci sans nécessiter de contrôle biologique.
Un article du NEJM 15 septembre 2011 montre que l'apixaban, utilisé à la dose de 5 mg deux fois par jour, est plus efficace que la warfarine pour prévenir des accidents vasculaires cérébraux, provoque moins d'hémorragies et ne nécessite pas de contrôle biologique.
Ces nouveaux anticoagulants, rivaroxaban et apixaban, sous réserve que leur utilisation au long cours en pratique médicale confirme les résultats des essais cliniques sans déceler d'inconvénients particuliers, tendront à remplacer progressivement la warfarine.
On a une longue expérience de la warfarine et, moyennant quelques précautions et un contrôle régulier de l'INR, elle donne des résultats satisfaisants et ceci à un prix minime, contrairement aux nouveaux.
Par ailleurs, compte tenu de leur courte durée d'action, on ne sait pas quelles seraient les conséquences de l'oubli d'une ou de quelques prises des nouveaux anticoagulants.
Sur le plan pharmacologique les nouveaux médicaments témoignent de grands progrès dans la connaissance des mécanismes de la coagulation. J'invite les personnes qui souhaitent faire une mise à jour à voir le chapitre Coagulation dans Pharmacorama
Le rivaroxaban est commercialisé sous le nom Xarelto* mais l'Afssaps n'a pas jugé nécessaire de mettre son RCP en ligne : à « Documents de référence disponibles » il est indiqué « Aucun ».
 La question de fond est de savoir si l'Afssaps, c'est-à-dire le Ministre de la Santé, doit ou non mettre à la disposition des médecins et des malades les documents officiels concernant l'usage des médicaments, en particulier le RCP.
Reprocher aux médecins de prescrire hors AMM, c'est-à-dire hors indications du RCP, alors que beaucoup de RCP ne sont pas officiellement disponibles, est pour le moins malencontreux!
Apixaban n'est pas commercialisé en France début septembre 2011.

Auteur : Pierre Allain Date : 17-9-2011

Consommation de chocolat, syndrome métabolique et accident vasculaire cérébral


Une méta-analyse publiée dans le BMJ le 29 aout 2011 confirme que la consommation de chocolat réduit la fréquence du syndrome métabolique et des accidents vasculaires cérébraux : le risque est diminué d'environ 30 % chez ceux qui consomment le plus de chocolat par rapport à ceux qui en consomment le moins. La consommation de chocolat ne semble pas modifier l'incidence de l'insuffisance cardiaque.
Ce type d'études comporte de nombreux facteurs confondants et les résultats à venir nuanceront peut-être les choses. Il est sans doute bon de suivre ces orientations avec une certaine modération.
Auteur : Pierre Allain Date : 17-9-2011

Fénofibrate, un médicament qui a fait la preuve de son inefficacité

Le fénofibrate est un médicament commercialisé comme hypolipémiant depuis de très nombreuses années et qui, en dépit de plusieurs essais, n'a jamais montré une efficacité sur l'incidence des accidents
cardiovasculaires ni, ce qui est le critère majeur, la mortalité toutes causes confondues.
Nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises dans Pharmacorama.
Un article du NEJM du 11 aout 2011 rappelle différents essais cliniques effectués avec le fénofibrate et confirme son absence d'efficacité pour réduire l'incidence des accidents cardiovasculaires ; c'est simplement un hypolipémiant, le clofibrate aussi était un hypolipémiant !
Voici un extrait du RCP, mis à jour le 30/06/2010, du fénofibrate, en l'occurrence Lipanthyl*, « Compte tenu de son effet sur le LDL cholestérol et les triglycérides, le traitement par fénofibrate devrait(c'est moi qui souligne) être bénéfique pour les patients atteints d'hypercholestérolémie avec ou sans hypertriglycéridémie, y compris l'hyperlipoprotéinémie secondaire comme le diabète type 2.
A l'heure actuelle, aucun résultat d'essai clinique à long terme ne permet de démontrer l'efficacité du fénofibrate dans la prévention primaire et secondaire des complications arthéroscléreuses ».
 Quelle histoire, le fénofibrate devrait être bénéfique, même dans le diabète de type 2, mais il ne l'est pas !
Alors faut-il continuer à le rembourser, lui et ses génériques

Auteur : Pierre Allain Date : 18-9-2011

Tabagisme et symptômes vésicaux chez la femme


Enquête finlandaise auprès de 3.000 femmes de 18-79 ans : comparativement aux non fumeuses, l'urgence et la fréquence mictionnelles sont environ trois fois plus courantes chez les fumeuses (niveau de preuves 2). Cela s'observe sur un mode dose-dépendant.
La nocturie et l'incontinence urinaire due à un stress (toux, rire, effort) sont sans rapport avec le tabagisme.

Tähtinen & Coll., Obstetrics & Gynecology, septembre 2011 ; 118 (3) : 643-648.

Breves de comptoir

40% des bébés secoués peuvent en mourir. Et la majorité des autres garde des séquelles à vie.
Le stérilet protège du cancer du col de l'utérus en réduisant le risque de lésions précancéreuses.
Méconnue du grand public et sous-diagnostiquée, la BPCO concernerait pourtant plus d’un adulte sur 4.
La FDA émet un avis positif pour le Rivaroxaban dans la FA.
L'insuline intranasale améliore la cognition des patients Alzheimer.

Troubles familiaux du spectre autistique (TSA)

Étude américaine incluant 664 nourrissons ayant un frère ou une sœur ayant ou non un TSA : le taux de récurrence fraternelle des TSA est plus élevé que ce que l'on croyait jusqu'à présent. Ozonoff & Coll., Pediatrics, 15 août 2011 ; prépublication en ligne.

Thromboembolisme veineux (TV) en famille

Étude suédoise incluant 45.362 patients hospitalisés pour TV : une antériorité de TV dans la fratrie est un prédicteur significatif de thrombose veineuse profonde et d'embolisme pulmonaire.
Les facteurs héréditaires sont particulierement forts chez les sujets ayant deux membres ou plus de la fratrie atteints de TV, leur risque étant alors 50 fois plus élevé que celui de la population générale d'en etre eux-memes victimes.
 Zõller & Coll., Circulation, 9 aout 2011 ; prépublication en ligne.

Risque cardiovasculaire lié à l'arrêt de l'aspirine utilisée à faible dose

L'aspirine à faible dose, de 75 à 300 mg par jour, est utilisée dans la prévention des accidents cardiovasculaires chez des personnes ayant déjà fait un accident cardiovasculaire (prévention secondaire).
Un article du BMJ du 19 juillet 2011 confirme que l'arrêt de la prise d'aspirine utilisée à faible dose en prévention secondaire entraîne une augmentation du risque d'infarctus du myocarde non mortel d'environ 50 % comparativement à ce que l'on observe chez ceux qui continuent d'en prendre ; cette augmentation est plus importante durant le mois qui suit l'arrêt que par la suite.
En pratique lorsqu'un malade est traité par aspirine à la suite d'un accident cardiovasculaire il ne faut arrêter l'aspirine que s'il y a des justifications suffisantes pour le faire, ne pas l'arrêter pour simple convenance.
Auteur : Pierre Allain Date : 3-9-2011

Pradaxa® Nouvelle indication dans la prévention des AVC liés à la FA*

Nouvelle indication dans la prévention des AVC liés à la FA*
*FA : Fibrillation atriale
Pradaxa® est indiqué en prévention de l’accident vasculaire cérébral et de l’embolie systémique chez les patients adultes, présentant une fibrillation atriale non valvulaire associée à un ou plusieurs des facteurs de risque suivants :
Antécédents d’accident vasculaire cérébral, d’accident ischémique transitoire ou d’embolie systémique
Fraction d’éjection ventriculaire gauche < 40 %
Insuffisance cardiaque symptomatique, classe ≥ 2 NYHA**
Âge ≥ 75 ans,
Âge ≥ 65 ans associé à l’une des affections suivantes :
diabète, coronaropathie ou hypertension artérielle(1).
Indication non remboursée à la date du 29 août 2011
Pradaxa® est le 1er et seul anticoagulant oral à disposer d’une AMM en prévention de l’AVC dans la FA depuis les AVK
Pradaxa® a été évalué dans l'étude RE-LY, une des plus grandes études de phase III jamais réalisées dans la FA : 18 113 patients suivis pendant plus de 2 ans (2)
Pradaxa® possède 2 dosages pour s’adapter aux profils
Pradaxa® ne nécessite pas de surveillance de l’INR et donc pas d’ajustement posologique au quotidien pour atteindre l’effet thérapeutique attendu****(1)

mercredi 31 août 2011

La baisse du cholestérol n'a pas d'influence sur la progression des calcifications coronaires

Une équipe a décidé de mettre en place une étude de suivi sur plusieurs années.
Ils ont enrôlé 510 patients coronariens stables (âge moyen 63 ± 9 ans).
Au départ, 372 patients étaient traités, alors que 138 autres ne l'étaient pas. Ils ont tous bénéficié d'un scanner spiralé tous les 2 ans pendant en moyenne 5,6 ans.
Le taux de cholestérol a diminué dans les deux groupes, mais, comme on pouvait s'y attendre, cette baisse a été plus prononcée chez les patients qui recevaient un traitement hypolipémiant.
L'évolution du score calcique total a été similaire dans les deux cas. Les modifications de la cholestérolémie n'ont pas été associées à celle des calcifications coronaires au cours du suivi : le score calcique a ainsi augmenté de 501±63 dans le quartile supérieur de changement de cholestérolémie ainsi que de 358±44, 403 ±41 et 480±56 dans les 3 suivants (p =0,2).
Par ailleurs, il n'a pas été noté de corrélation entre cholestérolémie au départ et score calcique de base. De nouvelles lésions calciques ont été diagnostiquées chez plus du quart des patients (132 soit 28,2 %) sans différence significative entre les 2 groupes. En analyse multivariée, les seuls prédicteurs de changement du score calcique ont été ce même score calcique au départ (p <0,001), l'indice de masse corporelle (p=0,007) et l'âge (p=0,006).

Dans cette étude, qui mélange plusieurs types d'hypolipémiants, les changements au long cours de la cholestérolémie n'ont pas eu d'influence sur les calcifications coronaires.

Tenenbaum A et coll. Long-term changes in serum cholesterol level does not influence the progression of coronary calcification. International Journal of Cardiology 2011 ; 150 : 130-134



ETUDES MEDICALES ( 27 )

RGO et cancer œsophagien
Étude américaine incluant 769 patients ayant un RGO : les patients traités pour des symptômes bénins ou nuls de RGO ont un risque significativement plus élevé d'adénocarcinogénèse, comparés aux patients traités pour symptômes sévères. Ces résultats pourraient expliquer l'échec des modèles courants de dépistage du risque de cancer œsophagien, dans lesquels le seuil de l'examen endoscopique se base sur la sévérité des symptômes.

Nason  Coll., Archives of Surgery, juillet 2011 ; 146 : 851-858.

Prises de sang multiples et anémie acquise à l'hôpital (AAH)
Étude américaine incluant 17.676 patients ayant été hospitalisés pour infarctus aigu du myocarde : 20 % d'entre eux ont eu une AAH (hémoglobinémie passant de la normale à < 11 g/dl) ; il s'agissait de patients chez lesquels le volume de sang prélevé pour analyses était important. Pour 50 ml de sang prélevé le risque d'AAH modérée à sévère augmente de 18 %.

Salisbury & Coll., Archives of Internal Medicine, 8 août 2011 ; prépublication en ligne.

Polluants organiques persistants et diabète
Collaboration américaine, coréenne, norvégienne et suédoise incluant 725 sujets de 70 ans et plus : les personnes de cet âge, ayant accumulé de hauts niveaux sériques de pesticides et autres polluants ont une augmentation de leur risque d'avoir un diabète de type 2.

Lee  Coll., Diabetes Care, 23 juin 2011 ; prépublication en ligne.

Sclérose en plaques (SEP) et grossesse
Étude canadienne incluant 432 femmes enceintes atteintes de SEP et 2.975 témoins : à part les risques liés à un excès éventuel de poids qu'il est préférable de normaliser avant la grossesse, la SEP n'est pas associée à des problèmes d'accouchement ou de néonatalité, quels que soient l'âge des patientes et la durée de leur maladie. La question du niveau de handicap physique avant grossesse mérite cependant attention. De toute façon ces femmes doivent bénéficier d'un contrôle plus soutenu au cours de leur grossesse.

van der Kop &Coll., Annals of Neurology, 27 juin 2011 ; prépublication en ligne.

Triglycérides et risque d'infarctus chez les patients VIH positifs
Étude danoise incluant 33.308 participants suivis pendant 9 ans : Des niveaux élevés de triglycérides ne sont que marginalement associés à une augmentation du risque d'infarctus du myocarde chez des patients VIH positifs.

Worm & Coll., AIDS, 31 juillet 2011 ; 25 (12) : 1497–1504.

Triglycérides et risque d'infarctus chez les patients VIH positifs
Étude danoise incluant 33.308 participants suivis pendant 9 ans : Des niveaux élevés de triglycérides ne sont que marginalement associés à une augmentation du risque d'infarctus du myocarde chez des patients VIH positifs.

Worm & Coll., AIDS, 31 juillet 2011 ; 25 (12) : 1497–1504.

Indice de masse corporelle du jeune adulte et risque de cancer
Étude incluant 19.593 anciens étudiants de Harvard examinés vers l'àge de 18,4 ans puis interrogés vers 45,1 ans : Un IMC élevé chez l'adulte jeune est associé, quelques décennies plus tard, à un risque augmenté de mortalité par cancer, notamment pulmonaire et cutané. On observe également des associations apparentes avec des cancers œsophagiens et urogénitaux.

Gray &Coll., Annals of Oncology, 15 juin 2010 ; prépublication en ligne.

lundi 29 août 2011

Bon pour le coeur: rire, manger du chocolat, ne pas travailler trop, pédaler fort

PARIS - Regarder des films qui font rire, manger du bon chocolat, appuyer fort sur les pédales de son vélo, limiter le stress et les heures au travail : des cardiologues européens réunis cette semaine en congrès proposent des recettes favorisant la bonne santé du coeur.
Plusieurs études, présentées au congrès de la Société européenne de cardiologie (ESC), à Villepinte (Seine-saint-Denis) jusqu'à mercredi, montrent que le style de vie et un régime alimentaire adéquats sont les meilleurs moyens de prévention contre les maladies cardiaques. Selon l'Organisation mondiale de la santé, quelque 23,6 millions de personnes devraient en mourir en 2030 dans le monde, six millions de plus qu'aujourd'hui.

Des chercheurs de l'Ecole de médecine de Baltimore avaient constaté il y a une dizaine d'années que les personnes souffrant d'un problème cardiaque avaient moins le sens de l'humour. Ils ont voulu établir si rire pouvait affecter directement la fonction vasculaire, largement déterminée par l'état de la membrane qui tapisse les vaisseaux.

Présentant à des volontaires des passages d'un film grave -Il faut sauver le soldat Ryan-, ils ont constaté que cela provoquait chez eux un resserrement des parois des vaisseaux. En revanche, s'ils regardaient un film drôle les faisant rire, il y avait expansion des parois.

La différence du diamètre des vaisseaux était de 30 à 50% , similaire au bénéfice qu'on peut retirer de l'exercice ou de l'usage de statines (médicaments prescrits préventivement pour le coeur), selon Michael Miller, directeur du Centre de cardiologie préventive. Rire régulièrement est sans doute un élément d'un mode de vie sain pour éviter la maladie cardiaque.

Et aussi, manger du chocolat. Déjà connu pour ses effets euphorisants et antioxydants, il pourrait réduire les risques cardiaques.

Le Dr Oscar Franco et son équipe, de l'Université de Cambridge, ont passé au crible sept études et classé les quelque 100.000 participants, en fonction de leur consommation de chocolat. Dans cinq études, les plus hauts niveaux de consommation de chocolat étaient associés à une réduction de 37% du nombre de maladies cardiaques et de 29% des AVC, par rapport aux plus bas niveaux de consommation. Il n'y avait pas d'impact notable de la consommation de chocolat sur les infarctus.

Ces résultats doivent cependant être pris avec prudence, dans la mesure où le chocolat est gras et sucré et qu'en consommer trop peut favoriser la prise de poids, le diabète... et la maladie de coeur. Les chercheurs ont suggéré de développer la production de chocolats ordinaires moins gras et moins sucrés.

Travailler moins

Limiter les risques de maladies cardiaques, c'est aussi améliorer les conditions de travail.

Selon une étude de Tea Lallukka, de l'université d'Helsinki, un emploi à haut niveau de stress, avec des exigences fortes et un contrôle limité sur la manière d'y répondre est à risque pour la santé cardiaque. Et plus encore si cela est associé à de longues heures au travail.

Elle note que ceux qui travaillent sont en général en meilleure santé que les chômeurs, sauf s'ils sont soumis à de fortes demandes et à des pressions excessives, durant de longues périodes.

Pour garder son coeur en forme, les cardiologues suggèrent encore un effort particulier : faire du vélo, certes, mais de façon intense, selon une étude conduite par le cardiologue danois Peter Schnohr. Par rapport aux hommes qui pédalent tranquillement, ceux qui appuient fort sur les pédales survivent 5,3 années de plus, et ceux qui font des efforts modérés, 2,9 années de plus. Ce qui vaut pour toutes les causes de mortalité, mais particulièrement pour celles causées par des problèmes cardiaques.

Chez les femmes, les différences sont un peu moindres, de 3,9 et 2,2 années de plus.

AFP / 29 août 2011 16h54

samedi 20 août 2011

Mesures a adopter en cas de lithiases oxalophosphocalciques

Boissons

au moins 2 litres par jour.Eau
Cranberry ou canneberge
Hibiscus

Maintien d’un PH urinaire entre 6.5 et 7(mesure a l’aide de bandelettes reactives achetées en pharmacie )

Si le PH est inferieur à 6.5 à utiliser

Consommer des aliments alcalinisants.
la pomme de terre.
les légumes verts, crus ou cuits (salade, haricots verts).
les légumes colorés (carotte, betterave) exceptée la tomate.
l’oignon, l’ail.
les herbes aromatiques.
le lait, la crème
 le petit-lait frais.
la banane.
l’amand, 
la noix du Brésil,
la châtaigne
la boisson à la purée d’amande.
les fruits secs en quantité modérée (excepté l’abricot).
l’eau minérale alcaline qui contiennent du bicarbonate de soude.( ou adjoindre du bicarbonate de soude a l’eau )

Si le pH est sup à 7

Consommer des aliments acidifiants.
Acerola
Vitamine C
la viande (y compris la volaille), la charcuterie, le poisson ; les corps gras animaux.
le blanc d’œuf.
les fromages forts.
les produits laitiers riches en petit-lait : yaourt, kéfir, fromage blanc.
les huiles végétales, notamment les huiles raffinées.
les légumes secs (lentilles, pois, haricots blancs) ; l’asperge, l’artichaut.
les céréales, même complètes.
le pain, les pâtes ; la farine blanche, la semoule.
le sucre raffiné et blanc ; les sucreries (chocolat, bonbons, confiture).
le café, le thé.
le vin.
les boissons industrielles sucrées.
le petit lait non frais type yaourt, kéfir.
les fruits non murs.
les fruits acides type groseilles, citrons, pamplemousses, certaines pommes.
les légumes acides type tomate, oseille.
la choucroute.
le vinaigre.
le miel.

Les aliments riches en acide oxalique sont à supprimer

 Chocolat Épinards Betteraves Cacahuettes Thé Framboises
Cacao Blettes Céleri Noisettes Coca-cola Groseilles
Oseille Salsifis Asperges,Cacao,  Betterave rouge,
Café lyophilisé, Persil, Epinards, Rhubarbe,Agrumes, Carottes,
Figues sèches,   Haricots verts Haricots secs,  Prunes, Pain gris.

L’apport raisonnable est de 1 g de calcium par jour.

La suppression des laitages et des fromages (en autorisant l’équivalent d’une tasse de lait et d’un
yaourt par jour) permet de réduire l’apport calcique quotidien à 500 mg.

samedi 23 juillet 2011

ETUDES MEDICALES ( 26 )

Comparaison du NT-proBNP et de la CRP dans la prédiction des
risques CV

Étude prospective britannique incluant 3.649 hommes de 60-79 ans suivis pendant 9 ans : à l'inverse de la CRP, le NT-proBNP améliore la prédiction des événements cardiovasculaires majeurs chez les hommes âgés, avec ou sans maladie cardiovasculaire préexistante.
Wannamethee & Coll., Journal of the American College of Cardiology, 28 juin 2011 ; 58 (1) :
56-64.

Importance des consommations inappropriées de médicaments dans les hospitalisations d'urgence
Étude américaine portant sur 600 hospitalisations d'urgence de patients de 65 ans et plus : 329 événements iatrogéniques évitables ont été notés. 66,6 % d'entre eux constituaient la cause de l'admission, ou y contribuaient.
Hamilton & Coll., Archives of Internal Medicine, 13 juin 2011 ; 171 : 1013-1019.

Maladie cardiovasculaire chez les femmes et café
Étude américaine incluant 11.697 femmes atteintes de pathologies cardiovasculaires, suivies pendant 2 ans : la consommation de café n'augmente pas le risque d'événement fatal et n'aggrave pas les risques liés à la maladie cardiovasculaire, sauf lorsque le café entraîne de l'insomnie, de l'anxiété ou un contrôle médiocre de problèmes de la pression artérielle.
Lopez-Garcia & Coll., American Journal of Clinical Nutrition, 13 mai 2011 ; prépublication
en ligne.

Blessure à la tête et comportement violent
Étude américaine incluant 850 lycéens suivis de leur adolescence à leur début de vie adulte : à l'instar d'autres études, celle-ci montre que les jeunes adultes ayant antérieurement subi des lésions à la tête ont une propension particulière à se battre avec autrui ou à s'engager dans d'autres types de comportements violents. Ce lien est encore plus fort si la blessure à la tête s'est produite il y a moins d'un an.
Stoddard & Coll., Pediatrics, 29 mai 2011 ; prépublication en ligne.

Nourriture au sein et syndrome de mort soudaine du nourrisson (SMSN)
Méta-analyse portant sur 288 études : outre les autres bénéfices qu'elle apporte au nourrisson et à sa mère, la nourriture au sein, particulièrement lorsqu'elle est exclusive, est associée à une diminution du risque de SMSN; Elle doit être mentionnée parmi les conseils donnés aux parents pour réduire le risque de ce type de mortalité.
Hauck & Coll., Pediatrics, 13 juin 2011 ; prépublication en ligne.

Manque de sommeil et surpoids chez le jeune enfant
Étude néozélandaise incluant 244 enfants de 3-7 ans : chaque heure supplémentaire de sommeil à 3-5 ans est associée à une réduction de 48 % de l'IMC. Lorsque ces jeunes enfants ne dorment pas suffisamment ils augmentent significativement leur risque de surpoids résultant d'une augmentation d'un dépôt de graisses chez les filles comme chez les garçons.
Carter & Coll., BMJ, 26 mai ; prépublication en ligne.

Diabète de type 2 (D2) et pancréatite aiguë
Étude taïwanaise incluant 19.518 adultes atteints de D2 et 78.072 témoins, suivis pendant 3 à 8 ans : les patients atteints de D2 ont un risque doublé d'avoir une pancréatite aiguë (27,7 vs 14,2 par 10.000 personnes-années). Les traitements antidiabétiques atténuent l'augmentation de ce risque.
Lai & Coll., The American Journal of Gastroenterology, 17 mai 2011 ; prépublication en ligne.

Pontage aorto-coronarien (PAC) et statine dans les 48 heures
Étude américaine incluant 200 patients en rythme sinusal ayant subi un PAC : 18 % ont développé une fibrillation auriculaire (FA) ; mais parmi les patients ayant reçu une statine précocement après l'opération 7 % seulement ont développé une FA et leur séjour hospitalier a été plus court. Une étude de plus grande envergure serait nécessaire pour confirmer ces résultats.
Rader & Coll., The American Journal of Cardiology, 3 mai 2011 ; prépublication en ligne.

Vers l'hôpital tout cuivre?

18/07/11
(JIM)
Dr Jack Breuil

C'est une première en France : un hôpital public, en l'occurrence celui de Rambouillet (Yvelines) va remplacer divers matériels de ses services de réanimation et de pédiatrie, comme poignées de portes, mains courantes, robinets et autres barres de lits, par d'autres en cuivre ou enrichis en alliages correspondants. Le but ? Profiter des propriétés anti bactériennes du cuivre, qui serait capable de détruire de nombreuses bactéries, résistantes ou non aux antibiotiques. Une étude d'impact sera menée dans la foulée (les résultats en sont attendus dans un an), et il y a fort à parier que la pratique sera suivie par d'autres établissements si le nombre des infections contractées dans les deux services baisse...

Le cuivre, véritablement anti bactérien ? La démonstration, en réalité, n'est pas nouvelle même si ses applications semblent prendre aujourd'hui une nouvelle ampleur. Plusieurs expériences, réalisées sur sites ces dernières années, avaient déjà montré que les surfaces de cuivre éradiquent naturellement la presque totalité des staphylocoques, résistants ou non à la méticilline, qui avaient eu la mauvaise idée de s'y déposer. Le phénomène vient encore d'être confirmé par une nouvelle étude, réalisée par un trio US comprenant le Memorial Sloan Kettering Cancer Center de New York, la Medical University of South California et le Ralph H. Johnson VA Medical Center de Charleston et présentée à l'ICPIC (conférence sur le contrôle et la prévention des infections) de Genève : le but était, ici encore, de déterminer l'intérêt pratique du cuivre en en recouvrant les éléments à portée de main des malades, poignées de porte, sonnettes d'appel, surfaces diverses etc. Avec un succès certain puisque, selon les auteurs américains, la destruction des bactéries pathogènes serait suffisamment efficace pour empêcher leur transmission par les soignants et diminuer les taux d'infections nosocomiales. L'élimination rapide des bactéries empêcherait que de nouvelles mutations de résistance n'apparaissent et diminuerait les échanges de gènes de résistance bactériens. Pour eux, pas de doute, la démonstration de l'intérêt du cuivre est faite, tant du point de vue théorique que pratique, dans la vraie vie...

En Arizona aussi on s'est intéressé aux propriétés anti bactériennes du cuivre. Une revue publiée ce mois ci dans un journal de référence rappelle encore une fois que les données sur le sujet commencent à s'accumuler, avec une bonne concordance : à l'instar des staphylocoques, il a été prouvé que le cuivre serait rapidement bactéricide pour les salmonelles, agents majeurs des TIAC, pour le désormais célèbre E coli O157H7, pour Clostridium difficile responsable de la colite pseudo membraneuse ou pour diverses espèces de champignons. Voilà qui permet d'augurer d'une utilisation de plus en plus large du cuivre et, peut être, de quelques inconvénients inattendus : pour J Elguindi et coll, « les consommateurs peuvent craindre que les alliages cuivreux utilisés en surfaces anti microbiennes par l'industrie alimentaire ne conduisent à une toxicité chez l'homme » ; sans compter d'éventuelles nuisances (locales) par saturation de l'environnement en métaux toxiques (exploitations de surfaces, dépôts divers etc).

De nouveaux problèmes auxquels il faudra trouver des solutions. Décidément, rien n'est jamais aussi simple qu'il y paraît.

Elguindi J et al. : Advantages and challenges of increased antimicrobial copper use and copper mining. Appl Microbiol Biotechnol., 2011 ; 91 : 237-249.

Valeur du site

Ce site est un condensé d'informations utiles l'usage professionnel de l'auteur .
L'auteur se dégage de toutes résponsabilités concernant l'utilisation des informations publiées sur ce site.